Figure humaine, détail d'une tombe peinte
Burj ech Chemali (région de Tyr), IIème s. ap. J.-C.
Découverte en 1938, cette tombe faisait partie de la nécropole romaine de Tyr. En vue de sa préservation, elle fut transportée et reconstituée au Musée National de Beyrouth. Les parois sont recouvertes de peintures figurant des scènes empruntées à la mythologie et en relation avec le monde de la mort.


Vase, verre
Tyr, IVème s. ap. J.-C.
La renommée des villes côtières phéniciennes dans l’industrie du verre était telle que l’historien romain Pline leur en attribuait la découverte. Les vases en verre étaient destinés aux besoins de la vie courante, au commerce de même qu’ils faisaient partie du matériel funéraire.




L'enlèvement d'Europe, mosaïque
Byblos, IIIème s. ap. J.-C.
Le thème de l’enlèvement d’Europe a connu une grande vogue en Italie et en Afrique. Dans l’emblema, Europe, la fille du roi de Tyr, est enlevée par Zeus transformé en taureau. La légende grecque raconte que son frère, Cadmos, partit à sa recherche et dans son périple transmit l’alphabet phénicien aux Grecs.




Dionysos, marbre
Tyr, Epoque romaine
Le dieu Dionysos apparaît ici sous la forme du jeune dieu imberbe hellénique, des cornes dans les cheveux en référence aux animaux qui l’incarnent le mieux, le bouc ou le taureau. Cette représentation des cornes à défaut de l’animal en entier donnera naissance au type du Dionysos cornu.


En 64 av. J.-C. l'expédition militaire de Pompée en Méditerranée met fin à l'anarchie qui règnait dans l'empire séleucide et annexe la Phénicie à l'empire romain. Mais c'est en 31 av. J.-C., sous le règne d'Auguste, que s'étend la pax romana à la région.

Une ère de prospérité commence pour Tyr, Béryte et Baalbek- Héliopolis qui bénéficient des largesses de la cour impériale.

Grâce au développement urbain, pièce maîtresse de la politique romaine, les villes étendent leur territoire. Elles sont dotées de monuments religieux et civils (temples, basiliques, forums, rues à portiques). Les loisirs sont accessibles à l'ensemble de la population avec les théâtres, les hippodromes et les gymnases. Des aqueducs assurent l'alimentation en eau et desservent les villes (maisons et villas), ainsi que les fontaines publiques (nymphées) et surtout les bains (thermes). De riches nécropoles, séparées du monde des vivants, s'étendent le long des routes qui mènent aux portes des villes. La pax romana favorise également les échanges qui profitent aux diverses industries dont les plus célèbres sont l'orfèvrerie, le verre, le textile et la céramique.

Des philosophes, des géographes et des juristes célèbres viennent de Tyr, Sidon et Byblos. L'élite intellectuelle continue cependant à parler le grec. A Béryte, on traduit les textes juridiques du latin au grec et l'école de Droit voit le jour à la fin du IIIème siècle .



Hygeia déesse de la santé, marbre
Byblos, Epoque romaine
Cette statue se dressait dans une des niches du nymphée (fontaine publique) de Byblos. Un serpent s’enroule autour des épaules d’Hygeia en référence aux vertus de guérison que lui confère son statut de déesse de la santé.




Sarcophage à la légende d'Achille, marbre
Tyr, IIème s. ap. J.-C.
Des scènes inspirées de l’Iliade, relatives à la guerre de Troie, étaient souvent utilisées pour décorer les cuves des sarcophages de la nécropole romaine de Tyr. Taillé avec beaucoup de soin, le décor reste ainsi dans une bonne tradition de l’art grec.

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